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Côns
du Senegal
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Author : Le
Béon Roger
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A.
Le milieu
B.
Les paysages
C.
Les cônes
D.
ICONOGRAPHIE & DISCUSSION
E.
Commentaires
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Ce
document décrit les cônes que j'ai trouvés pendant
un séjour de deux ans au Sénégal (1990-1992).
Il s'efforce d'illustrer de la façon la plus précise
possible ces spécimens, et décrit en particulier les
biotopes associés . Il s'appuie pour les identifications
sur le document : " Les cônes du Sénégal "
par Marcel PIN et K.D. LEUNG TACK, paru comme supplément
du n° 277 de La Conchiglia , en 1995.
Ce document est le plus récent paru sur le sujet et même
si la méthodologie utilisée et ses conclusions n'en
sont pas unanimement admises , en particulier par le milieu scientifique,
il n'en est pas moins le plus complet existant actuellement dans
la littérature de vulgarisation sur ce sujet. L'autre document
existant en la matière, le " Cone shells " de Walls
est passablement erroné pour les cônes africains comme
le souligne d'ailleurs Marcel PIN.
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| A.
Le milieu |
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Les
eaux de l'océan Atlantique bordant le Sénégal
ne permettent pas une collecte aisée des coquillages par
le moyen de la plongée en apnée que j'ai pratiquée
concurremment avec la pêche à pied à marée
basse. En effet la mer , chaude en été peut devenir
relativement fraîche en hiver. Par ailleurs la visibilité
est rarement bonne en bordure de côte car celle-ci est très
fréquemment battue par une forte houle, alimentée
une bonne partie de l'année par l'alizé du nord ouest.
Seules les zones rocheuses de la presqu'île du Cap Vert permettent
ce type de collecte pendant une partie de l'année. Ces zones,
concentrées essentiellement au nord et à l'ouest de
Dakar sont :
La
région de Yoff,
au nord de la presqu'île avec de nombreux rochers qui
découvrent à marée basse.
La
région de N'Gor
où à côté d'amas rocheux, existe
une plage protégée de la houle par l'île
du même nom.
La
pointe des Almadies
avec des amas rocheux et deux petites plages dont celle du Club
Méditerranée.
La
région de Ouakam
bordée de falaises et surplombée par le plus haut
sommet du Sénégal " les Mamelles ",
où quelques grandes flaques subsistent à marée
basse.
La
zone de Fann
entre Ouakam et le village de Soumbedioun, passablement polluée
et très battue par la houle.
Le
long de la corniche où se
trouvent de petites criques sableuses et des amas rocheux avec
de grandes flaques à marée basse. Zone elle aussi
passablement polluée même si certains hôtels
y ont des plages privées.
L'île
de Gorée
, située au sud et à quelques encablures de Dakar
, possède une petite plage et est entourée d'amas
rocheux et de falaises sur la majorité de sa périphérie.
La partie sud a des fonds qui descendent moins brutalement que
sur le reste de sa côte et constitue une zone de cueillette
privilégiée. Malheureusement là aussi la
pollution gagne et la visibilité peut devenir quasi nulle
à certaines périodes.
La
pointe de Bel Air
enfin, possède deux plages , celle de la " voile
d'or " très fréquentée mais totalement
stérile, et celle du club des officiers de l'emprise
militaire française, prolongée par la jetée
fermant la baie de Hann. Cette zone est quasi désertée
par les coquillages actuellement.
Plus
au sud s'étend une immense plage parfois entrecoupée
par des falaises, des affleurements et des amas rocheux, qui s'étend
de la baie de Hann jusqu'à l'embouchure du Sine Saloum et
au-delà vers la lointaine Casamance. Sur cette " petite
côte " quelques localités comme Pompenguine, N'Gaparou,
M'Bour, et Joal Fadiout permettent l'accès à la mer
.
Totalement
polluée entre Hann et les environs du cap des Biches, cette
zone ne permet que la cueillette à marée basse et
très exceptionnellement la recherche en apnée avec
une visibilité limitée à quelques dizaines
de centimètres. Hors de la baie de Hann, elle est particulièrement
riche en coquilles (marginelles, volutes, murex, cônes et
même cypreae...) qui ne peuvent malheureusement être
pêchées que par dragage ou par plongée en bouteille
sur les hauts fonds situés plus au large. Les pêcheurs
rapportent régulièrement des spécimens intéressants.
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L'île
de Gorée
un des meilleurs spots de plongée du Sénégal.
A ce niveau, marquant l'accès à l'appontement, se
trouve l'épave de la Tacoma (entre 10 et 15 mètres)
lieu
fréquenté par les plongeurs du club de Dakar .
.
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| B.
Les paysages |
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Ile
de Gorée.
L'ancienne prison transformée en musée. Devant
ce site existe un éboulis sous marin formant un platier
descendant rapidement où l'on peut, avec un peu de
chance, rencontrer de belles pièces et en particulier
la cypreae sanguinolenta endémique et le cône
species (unifasciatus ?) décrit plus loin.
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A
l'horizon l'île des Madeleines
vue du quartier de Fann Claudel. L'île elle même
est une réserve zoologique dont l'accès est
règlementé. Bien que passablement polluée
la zone située juste devant recèle des cônes
unifasciatus malheureusement souvent très encroûtés
car la houle est souvent très forte dans ce secteur
exposé aux alizés.
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Aspect
typique de la petite côte avec des rochers sombres
découvrant à marée basse et protégeant
la plage de la houle. Ici vers N'Gaparou,
on peut trouver à certaines périodes de nombreux
cônes cacao autour de ces rochers. La plongée
en apnée est difficile car la visibilité y est
très faible. On peut cependant avoir la chance de ramasser
quelque belles stercoraria souvent verdâtres
ou alors franchement très bronzées.
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Une
alternative à la plongée : les fatous
marchandes de pacotilles qui offrent aussi parfois quelques
belles cymbiolas et autres casques à la vente. Il faut
alors marchander longuement ce qui fait partie du jeu normal
des relations policées . Vous aurez alors droit à
de beaux éclats de rire partagés avec ces " gazelles "
qui adorent ça , et le sourire en plus dont les sénégalais
ne sont pas avares.
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| C.
Les cônes |
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Dans
son étude M. Pin décrit seize espèces de cônes
du Sénégal. Je n'en ai pour ma part trouvé
que treize. Les absents de mon inventaire sont :
C. brugieresi
(Kiener, 1945)
C. belairensis
(Pin-Leung Tack, 1989)
C. mediterraneus
(Hwass in Bruguière, 1792)
Leur absence
dans mon inventaire ne signifie naturellement pas qu'ils n'existent
pas. Mes investigations sont probablement passées à
côté de leur biotope habituel. Je n'ai pas en effet
investigué la zone de Yoff site de prédilection de
C.
bruguieresis et C. mediterraneus selon Pin. Par contre
le site de Bel Air est devenu un désert malacologique . Le
seul cône que j'y ai trouvé est un très gros
C.
pulcher. Le C. belairensis ne s'y trouve probablement
plus.
Les espèces
que j'ai récoltées sont décrites dans le tableau
suivant :
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Espèces
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Auteur
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Taille
maximum (mm)
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Spots
& méthodes
de collecte
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Sympatrie
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hybridus
(lamarkii f. hybridus ?)
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Kiener,
1845
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From
Almadies to Ouakam
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tabidus
equinophilus
mercator
ermineus
pulcher
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| guinaicus |
Hwass
in Bruguière, 1792
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cacao
pulcher
ambiguus
ermineus
|
| equinophilus |
Petuch,1975
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Almadies'
point
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Id.
hybridus
|
| mercator |
Linne,
1758
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Almadies
to Ouakam
|
Id.
hybridus
|
| cacao |
Ferrario,
1983
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Petite
côte
|
cacao
pulcher
ambiguus
|
| cloveri |
Walls,
1978
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Région
Ouakam
|
ermineus
hybridus
|
|
unifasciatus
(nota)
|
Kiener,
1845
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South
Ouakam
to Gorée
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hybridus
equinophilus
ermineus
pulcher
genuanus
|
| genuanus |
Linne,
1758
|
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Gorée
By
fisherman (>20m)
|
Id
unifasciatus
|
| ambiguus |
Reeve,
1844
|
|
By
fisherman
|
Id
guineicus
|
|
tabidus
|
Reeve,
1844
|
|
Almadies
to Gorée
|
hybridus
equinophilus
ermineus
pulcher
genuanus
|
| ermineus |
Born,
1778
|
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N’gor
Ouakam.
Gorée
By
fishermen Petite côte
|
hybridus
equinophilus
ermineus
pulcher
genuanus
cacao
ambiguus
cloveri
mercator
|
| pinaui |
Pin,1989
|
|
By
diver Gorée area |
Id.
unifasciatus |
| pulcher |
Lightfoot,
1786
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Everywhere
|
All
species |
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| D.
ICONOGRAPIE & DISCUSSION |
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Conus
hybridus (lamarkii
hybridus ?)
Ce
cône est relativement commun sur la partie nord et ouest
de la péninsule du Cap Vert où il est moins
fréquent que le c.tabidus et le c. mercator.
A faible profondeur on peut le trouver facilement en apnée
. J'ai trouvé un exemplaire un peu particulier vers
12 mètres de fond au pied des falaises de Ouakam. Il
est original par sa forme très fuselée et son
graphisme particulier (mais est-ce bien un hybridus ?)
. J'ai pêché quelques exemplaires de taille supérieure
à 50 mm, taille maximum donnée par Pin.
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Forme
typique de C. hybridus
L : 51.5mm I : 25.8mm
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Exemplaire
à la forme et au graphisme particulier
L : 44.7mm I : 21.2mm
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Almadies
(-1.5 metres)
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Ouakam
(-12 metres).
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Trois
beaux exemplaires de c. hybridus De gauche à
droite :
L :
51.5 . l : 25.8
L : 50.4 . l : 24.1
L : 51.4 . l : 25.7
Le graphisme
est très variable. Il peut être uniformément
gris bleuté avec toujours présentes deux bandes
claires au tiers inférieur et au niveau de l'épaule
sur le dos.
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Conus
guinaicus
Je
n'ai pour ma part trouvé que deux exemplaires beach
de cette espèce sur la petite côte. Il est vrai
que je n'ai pas exploré la région de Popomguine
l'habitat type cité par Pin. J'ai par contre obtenu
un petit nombre d'exemplaires par des pêcheurs du coin.
Il se distingue aisément de c. hybridus par
sa forme plus trapue avec une spire moins élevée
et son graphisme plus constant, les deux bandes claires sont
absentes ou obsolètes.
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Très
Beau specimen L: 53mm , l :
29mm
|
L
: 46mm I : 27mm
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Conus
mercator
Ce
très joli petit cône est très présent
sur la côte nord et ouest de la presqu'île Très
facile à trouver dans très peu d'eau, je ne
l'ai par contre pas trouvé plus au sud de la zone de
N'Gor alors que Pin le signale jusqu'à Dakar ville.
Peut être est ce l'effet de la pollution envahissante ?
Il
est reconnaissable sans ambigüité malgré
un graphisme très changeant.
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Forme
Typique . L : 39.2 mm , l :22.2
mm.
Sector de N’Gor (-0.5 metres).
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Deux
beaux specimens. d= 39 and 38 mm
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Echantillonnage
de différents graphismes (non exclusif). Les juvéniles
ont souvent un graphisme très original qui évolue
à maturité vers un graphisme plus classique
( cf. ci dessus).
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Conus
cacao
Ce
cône, qui a pu être confondu avec le c. mercator,
en est cependant très différent avec sa couleur
de fond toujours marron clair , son aspect plus lourd et la
présence de deux bandes claires au niveau du tiers
inférieur et de l'épaule, même si son
dessin réticulé et sa forme générale
rappellent bien celui ci. Sa localité type sur la petite
côte ( N'Gaparou) fait par ailleurs que ces deux espèces
ne sont apparamment pas sympatriques. Il est trouvé
en abondance à marée basse à certaines
périodes de l'année (fraie ?) à
moitié enfoui dans le sable à proximité
des rochers.
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Large
specimen L : 45.1 mm , l : 258
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Série
présentant des graphismes différents mais moins
variés que chez C.
mercator
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Conus
cloveri
Je
n'ai trouvé cette espèce qu'à un seul
endroit, aux pieds des falaises de Ouakam dans une grande
flaque laissée par la marée basse. Elle s'y
trouvait en colonie assez nombreuse en compagnie de quelques
gros c. ermineus très abimés . Ce petit
cône est facilement identifiable et ne peut être
confondu avec aucun autre . On peut le considérer comme
relativement rare. Les exemplaires exempts de défauts
sont très rares.
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C.
cloveri typique L : 30.5 mm, l : 16.4 mm.
Ouakam
(-0.5 metres).
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Série
. Le dessin est constant mais peut être presque absent
sur certains spécimens.
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Conus
unifasciatus
Ce
cône me pose un problème d'identification. Ceux
que j'ai récoltés correspondent bien à
la description qu'en fait M.Pin . Cependant, les lieux de
récolte diffèrent . Pin les donne du nord de
la presqu'île alors que ma récolte provient d'une
zone située entre le village de Ouakam et l'île
de Gorée où ils ne cohabitent apparemment pas
avec tous les autres cônes cités par Pin. Par
ailleurs leur taille maximum dépasse largement les
40 mm annoncés par Pin (47 et 48 mm pour les plus gros).
J'ai
trouvé une population assez homogène tant pour
son coloris brun soutenu que pour son aspect plus léger
que les autres spécimens, dans une zone très
réduite de Gorée.
En
vérité, ne serait-ce son coloris et pour certains
spécimens son aspect plus trapu, cette espèce
ressemble furieusement au c. hybridus : même
forme et densité, taille équivalente, présence
de deux bandes blanches ?
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C.unifasciatus
, région de Fann, 0.5 mètres.
L :
47.1 mm , l : 25 mm . Bandes claires presqu'obsolètes.
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C .
unifasciatus de Gorée , 1.5 mètres.
L :
48.3 mm , l : 27 mm. Bandes claires plus visibles avec
quelques points blancs au niveau des bandes.
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Série
de C. unifasciatus de Gorée. Les tâches
blanches sont plus abondantes sur les petits spécimens.
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Série
de C. unifasciatus de la région de Ouakam/ Fann.
Certains spécimens sont gris et finement réticulés.
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Conus
genuanus
Voilà
un très beau cône qui ne pose pas de problème
d'identification. Sa forme et sa décoration sont en effet
remarquablement constants. Je n'en ai trouvé qu'un en
apnée vers 6 mètres à Gorée sur
fond sableux. Cela s'explique par son habitat situé à
une immersion telle qu'il est en général inaccessible
en plongée libre. Mes autres spécimens m'ont été
fournis par de pêcheurs de la petite côte. |
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C.
genuanus, dragué dans la baie de Hann.
L :57.6 mm . l : 35.5 mm
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Série.
Graphisme constant
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Conus
ambiguus
Je
n'ai pas trouvé cette espèce en plongeant. Les
spécimens que je possède proviennent de pêcheurs
du secteur petite côte. Les deux formes sont représentées.
La petite forme à la coquille lisse et légèrement
colorée de brun rosé et la grande forme a un
fond blanc avec des flammules longitudinales brunes .
Pour
les deux formes on trouve des virgules brunes sur l'épaule.
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Spécimen
de grande taille dragué. L : 66 mm , l :
35.5 mm
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Spécimen
de petite taille dragué. L : 36.2 mm,L :
20 mm
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Conus
tabidus
Ce petit
cône est relativement commun à faible profondeur
sur toute la presqu'île de Dakar, à l'exception
de la partie sud. Il cohabite fréquemment avec C.
mercator et C. hybridus. De taille réduite
il est recouvert d'un périostractum brunâtre
assez épais. Il n'y a pas de difficulté d'identification.
Seuls les petits exemplaires de C.ambiguus pourraient
prêter à confusion.
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Le
c. tabidus a les épaules plus arrondies. Les
flammules brunes sont plus nombreuses et plus marquées
sur la spire.
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C.
tabidus.
L : 31.8 mm,l : 17.4 mm. Pointe des Almadies 0.5
mètres
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c.
ambiguus peut être confondu avec C. tabidus
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Conus
ermineus
Ce
beau cône est présent sur toute la zone de la
presqu'île du Cap Vert, ainsi que dans les îles
du même nom que j'ai pu investiguer. Son aire de répartition
est probablement bien plus vaste puisque transocéanique.
Il présente de grandes variations de taille et de coloris.
De même son biotope semble très varié
puisqu'il peut être trouvé aussi bien dans très
peu d'eau dans la zone de l'estran que dragué par des
fonds de 20 à 30 mètres (sur la petite côte).
Par contre sa forme est très constante et permet une
identification aisée.
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Beau
spécimen dragué dans le secteur petite côte.
L : 71.8 mm , l : 38.6 mm.
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Spécimen
de faible profondeur du secteur N'Gor
L :
62.3 mm , l : 37 mm .
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Spécimen
sans graphisme fond jaune ; dragué sur la petite
côte. L : 52.7 mm , l : 29 mm
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Deux
exemplaires de l'île de Sal (îles du Cap Vert
). Coloris
normal : 46 X 25.8 . Colori rouge : 46 X 25.7
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Conus
pinaui
Récemment
décrit par Marcel Pin, il doit son nom au docteur Pinau,
ami de Pin, radiologue de Dakar et éminent collectionneur,
lui aussi décédé depuis que j'ai quitté
le Sénégal .
J'ai
pu me procurer quelques rares exemplaires de ce joli cône
auprès du directeur du club de plongée de Dakar.
Il ne m'en reste malheureusement plus qu'un, ce qui explique
la pauvreté de l'iconographie. Pêché en
plongée dans le sud de Dakar par des fonds inférieurs
à 20 mètres, il correspond exactement à
la description qu'en a faite Pin. Il ne ressemble rigoureusement
à aucun des cônes de la zone si ce n'est à
la rigueur à un C. ambiguus (variété
de petite taille), qui aurait revêtu le même dessin.
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C.
pinaui provenant de la baie
de Hann ( 15 à 20 mètres). L : 34.7 mm ;
l : 20.4 mm Forme typique
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Le
rapprochement entre C. pinaui et C. ambiguus
laisse perplexe ?
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Conus
pulcher
Probablement
le plus grand cône du monde, C. pulcher est présent
partout au Sénégal où il n'atteint cependant
pas les tailles impressionnantes des spécimens vivant
plus au sud. Les spécimens juvéniles sont plus
attrayants quoique de taille moindre car ils sont plus brillants
et leurs couleurs sont plus vives. Les spécimens que
j'ai pêchés en apnée entre 0.5 et 12 mètres
dans la presqu'île du Cap Vert et sur la petite côte
sont plus trapus et lourds que ceux qui ont été
dragués plus au sud.
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C.
pulcher typique de la presqu'île du Cap Vert, trapu
et très lourd. Pêché à Bel Air
à l'extérieur de la jetée.
L : 133 mm . l : 92 mm
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C.
pulcher dragué sud petite côte,Très
fuselé et plus léger.
L :
116 mm. L : 69 mm
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Conus
equinophylus
Je n'ai pas malheureusement
de bonnes images de ce petit cône. J'en ai récolté
4 à la pointe des Almadies, devant le Club Med. Ils sont
rigoureusement conformes à la description de M.Pin. Il
ressemble beaucoup à un petit C . hybridus. |
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| E.
COMMENTAIRES |
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Ces
commentaires n'engagent que moi . Ils ne livrent que des impressions
sans aucun fondement scientifique puisque je n'en ai pas la compétence.
Ils montrent cependant que l'identification de certaines espèces
sénégalaises est difficile et que ces coquillages
mériteraient une étude approfondie.
C.
mediterraneus :
il m'a été donné de voir quelques exemplaires
de ce cône, originaires de la région d'Alexandrie,
qui ressemblaient fortement aux
C.
hybridus illustrés
ici. Par ailleurs les illustrations de C. mediterraneus
dans l'étude de Pin ne permettent en rien de le distinguer
de C. hybridus .
C.
unifasciatus :
comme je le soulignais plus haut il a de nombreux points communs
avec le C.hybridus : forme générale,
taille, présence de deux bandes blanches...etc...
C.
cacao : si l'on peut sans hésitation
distinguer nettement cette espèce de
C.
mercator, on ne peut là
aussi s'empêcher de lui trouver beaucoup d'analogies avec
C. hybridus : taille, forme générale,
quoique plus trapue, présence de deux bandes blanches...etc...
Si
on considère que ces cônes ne semblent pas vivre
ensemble, et qu'ils se répartissent du nord au sud de
la presqu'île de la façon suivante :
C.
hybridus, C. unifasciatus, C. cacao, on peut se demander
s'il ne s'agit pas du même cône ( en l'occurance
C. mediterraneus), avec des variations dues au biotope ?
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De
gauche à droite :
C. hybridus, C. unifasciatus, C. hybridus, C.
unifasciatus (Gorée), C. unifasciatus.
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De
gauche à droite :
1 à 4 : C. unifasciatus, 5 : C.
cacao
|
J'espère
que cet article aura un petit peu contribué à améliorer
la connaissance des cônes du Sénégal . J'attends
vos réactions que vous pouvez m'adresser par mail à
l'adresse suivante :
contact : Rlebeon@wanadoo.fr
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